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 for the outside world is full of terrors ★ test RP Mary

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DRAGONS DU NORDMEMBRE ASPIRANT


Messages : 868
Crédits : oberlyn ; dark paradize
UN SOURIRE POUR LA PHOTO ? :
ÂGE DU PERSONNAGE : 18 ans
TÂCHE : Patrouilleuse

MessageSujet: for the outside world is full of terrors ★ test RP Mary   Jeu 25 Juin 2015 - 2:05


mise en situation

for the outside world is full of terrors


Cela fait deux ans qu'elle était à Paris. Deux ans et elle ne connaissait rien de la ville. Juste cette bâtisse qui lui servait de prison dorée. Elle n'y manquait de rien, tout en manquant l'essentiel. Sa vie lui paraissait bien monotone après tant d'années passées à découvrir le monde. Que pouvait-il y avoir de plus dangereux que tout ce qu'elle avait déjà affronté ? Elle voulait comprendre. Et pour comprendre, elle devait sortir. Aujourd'hui, elle y parviendrait, se promit-elle. Pas très loin pour commencer, juste faire le tour de la baraque. Alors elle attendit que son frère s'éclipse. Il ne lui restait plus qu'à tromper la garde de l'homme au regard triste. Une nouvelle aventure commençait. Parviendrait-elle à atteindre son but ?

_________________
✤ I'm a dragon in the body of a butterfly but I'm feel like a puppy most of the time. A friendly puppy warrior with bruises and scratches on her hands and dreamy eyes.
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MessageSujet: Re: for the outside world is full of terrors ★ test RP Mary   Jeu 25 Juin 2015 - 4:35


L'Art de la fugue


J'aimerais dire que j'ai une petite boule dans l'estomac, que j'ai la gorge nouée, que ma tête menace d'éclater sous la nervosité ou que mon esprit divague en hésitant, mais c'est pas vrai.  J'aimerais avoir l'impression de trahir Jay — parce que c'est un peu ça que je fais — mais même pas. J'ai juste vachement, vachement, va-che-ment envie d'aller dehors.  Éh puis zut s'il refuse !  Je dis pas qu'il a tord, non, non, il a raison, surement.  C'est dangereux, surement.  Parce que comme qu'il m'interdit de m'approcher des fenêtres, je le fais tout le temps : avec un petit miroir et un bout de mur cassé, il y a rien à mon épreuve.  Je regarde des tas de trucs comme ça, à l'envers.

Je regarde les dessins que forment la pollution dans le ciel, faute de nuages.  Je regarde les rares passants qu'il y a, les batailles qu'ils ont, les moments gênants où ils décident de s'amouracher, les prises de becs qu'ils ont — j'arrive pas à comprendre, mais ça me distrait.  J'observe aussi Mischa et son petit air triste, et je soupire en même temps qu'il soupire.  Quand il arrive, le matin, je lui envois une patte qu'il voit pas et j'essai de lire sa discussion avec Jay. Et puis, juste avant que Jay entre, je cache ma perche et mon miroir sous la trappe du plancher.  Une fille à ses secrets.

Mais pour le coup, j'ai vite compris.  Mischa est tout le temps là, si souvent là que Jay pourra s'en vouloir qu'à lui tout seul si je finis par en tomber amoureuse. Il quitte la porte avant une fois de temps en temps pour faire le tour, puis il retourne s'asseoir.  Ça m'a pris du temps de savoir s'il était constant dans ses balades, parfois il le fait brusquement, et alors je me dis qu'il doit avoir entendu quelque chose.  Il se lève avec la même tête que j'ai quand on me surprend par derrière.  Et ça, ça ! ça donne des idées.

Je m'en veux un peu, pour lui.  Pour lui, il faut à tout prix que je réussisse.  Qu'est-ce qu'il arrive, s'il me voit et qu'il me chasse en me prenant pour un enfant de ruelle ?  Je ne suis pas là quand Jay reviens et BAM : le grand Mischa prend tout le blâme.  Quand mon frère est en colère, ça fait peur, et j'aime trop le Dragon Solitaire pour le lui faire subir.  Pour lui, il doit pas me voir.  Ce serait tellement plus simple s'il le savait, ça : il y mettrait un peu du sien. Oh, bon, on fait avec ce qu'on a, et il s'avère que j'ai des tonnes de trucs utiles.

D'abord, j'ai un caillou, censé servir à retenir mes livres droits sur ma bibliothèque.  Dans la poche, le caillou !  Ensuite, j'ai un bout de tissu tout particulier dont le centre est tressé : dans la poche, ça aussi !  Et puis finalement, j'ai une fenêtre — que je ne mettrai pas dans ma poche, non, vous êtes fous ?

Tout ça en poche ou à vue de nez, j'ai plus qu'une chose à faire :  ouvrir la fenêtre, dégainer mon outil de destruction massive et projeter le caillou dans les poubelles pour faire un — paraît — gros bruit.  Ma fronde projete le caillou, qui fait tomber deux couvercles de poubelles, qui s'écrasent sur l'asphalte et qui soulèvent un gros nuage.  J'ai pas à attendre très longtemps, de mon poste d'observation, je vois Mischa avoir la même tête de stupéfaction que d'habitude et filer en direction de mon caillou.  J'ouvre la porte, je me glisse, je la referme et je file dans le sens inverse.

Des bruits de pas étouffés par le gravier poussiéreux s'éloignent de Mischa

LI-BER-TÉ !

Des senteurs, des odeurs !  Regardez la famille de cafards dans le coin, 'oh !  Et cette magnifique montagne de détritus !  Vous sentez ça ?  La texture douce/rude des murs de pierres extérieurs ?  Une bonne inspiration qui rend les poumons un peu plus malade chaque fois et on se sent déjà mieux !  Le contact froid d'une grille contre ses doigts, s'amuser à les faire sautiller d'un noeud à l'autre.  Les traces de pas au sol — de l'activité humaine !  Un demi-mur, un tier-de-mur (ruines oblige), un mur tout entier, un toit fracassé, l'appel est plus fort que soi : on saute, on escalade, on glisse, on se rattrape et on recommence.

D'autres petits cailloux toquent contre le sol,
projetés par les pieds enthousiastes d'une certaine demoiselle

Couchée à même un toit, les bras et les jambes en étoiles, je me retiens plus : je rigole comme seule moi sait faire — sans un son.  Deux ans que j'ai pas bougée autant !  Je pensais que mes muscles étaient rendu tout petits et tout mous !  J'ai les jambes qui tremblent, mais qu'en bon : je pense qu'elles sont vachement heureuses de bouger, et qu'elles en ont encore envie.  Qui suis-je pour leur dire non, h'eh ?

Pendant que Mischa est surement retourné à son poste d'observation, devant la porte de la maison, je m'élance encore.  Je m'en fiche : je me suis transformée en le summun de l'égocentrisme.  Je suis Jay, je suis toute puissante et j'ai droit à tout !  Mischa m'arrêtera pas, personne ne le fera !  Je cours, j'ai du souffle à l'infinie.  Je cours si vite et si bien que j'ai l'impression de voler.  Je saute, je tourne des coins de rues au hasard, j'évite d'assassiner des insectes et je m'arrête seulement au moment exact où je me retrouve par terre, ébahie devant un adulte beaucoup trop dur pour ne pas avoir été un mur dans une vie antérieure.

L'inévitable bruissement de gravier à la réception de fesses étrangères,
ponctué par la voix grave/rustre d'un badaud de passage

    — Ben merde, c'est que t'as la mort au cul, la petite ?
Je papillonne des cils et j'essai de me reconstituer avec les petits morceaux de mon orgueil et de mon invulnérabilité Jaydenienne étendues ici et là.  Celui-là, il parle pas la langue secrète.  Il me dévisage, même, partagé entre l'envie foudroyante de rire de mon malheur et par le scepticisme de voir un visage inconnu dans le territoire Nord.
    — T'as perdu ta langue ?  Je t'ai jamais vue, dans le coin... t'es la petite de qui ?
Un coup d'oeil à gauche, un coup d'oeil à droite.  Est-ce que j'ai le temps de m'enfuir avant qu'il me mette la main au collet ?  Surement pas.  Quoi faire, quoi faire ?  Vite, vite, ses sourcils se froncent.  Vite, vite, il entrouvre la bouche, il va dire autre chose !  Pensons, pensons.  Qu'est-ce que ferait Louska dans un moment pareil ?  Non, mauvais choix.  Qu'est-ce que ferait Jay dans un moment pareil, s'il était une fille, et s'il parlait pas, et s'il était pas lui, finalement ?  Aux orages les autres : qu'est-ce que moi, j'aurais fait, il y a deux ans ?

Ça.  Ça.  J'aurais fait ça !  Je fais ça !

Je bondis sur mes pieds en forçant mes yeux à pleurer — c'est pas très dur, il fait tellement pas beau que j'ai pas qu'une poussière dans l'oeil.  J'écarquille mes yeux, j'hausse mes sourcils, j’entrouvre la bouche comme si j'allais dire quelque chose mais je l'étouffe — parce que bon, de toute façon... Je m'agite, je sautille sur moi même, je tournois autour de l'étranger, je me mord la lèvre, je me mord les joues et je lui dégaine mon attaque ultime :  je le regarde, terrassée par une crainte muette, et je pointe d'où je viens.
    — Merde !  Il s'passe quoi !?  Du calme, du calme !  Merde, merde !  Pas encore ces deux cons d'hier, toujours  ?  Ils s'tannent pas, ceux-là, hen !  Bouge pas, restes là, j'vais leur régler leur compte à ceux-là, et après, tu m'racontes tout. Pigé ?
Sous mes hochements de têtes frénétiques, il s'en va en courant.  Moi, je l'imite : je m'en vais en courant de l'autre côté dès qu'il passe le coin de rue. Je suis pas sûre si je dois rire ou pleurer, m'amuser ou être vachement effrayée, Les gens ont cette tendance à parler tout seul, c'est toujours quelque chose !  J'ai aucune idée de ce qu'il a raconté, pour être honnête.  Il a froncé les sourcils et il a regardé derrière moi comme s'il y voyait vraiment quelque chose.  Un monstre ? Des voleurs ? Des Jaguars ? Des Libres ? J'espère juste que je vais pas faire tabasser un innocent... ou Mischa !  Mischa !  Je l'ai oublié, celui-là !

Crotte de cafard ! C'est sûr qu'il est revenu de la poubelle ! Pas de temps à perdre, mes pieds courent encore en direction de la maison. C'est pas compliqué : j'y suis depuis tellement longtemps que je sais tout du voisinage. Sitôt que j'approche, j'arrête de courir.

Mais malgré toute la bonne volonté, le bruit propre à un arrêt soudain dans le gravier pourrait faire sourciller le Dragon Solitaire


Il est là. Crotte, zut, vacherie ! Il est là comme d'habitude, et il a un sourcil à moitié soulevé. Il a entendu quelque chose ? Jay me dit toujours que c'est pas parce que je m'entends pas que je fais pas de bruit... J'ai fais du bruit ? Je le dévisage de mon coin-de-mur-cachette, le souffle suspendu. Il regarde à gauche, il regarde à droite, il soupire et se morfond joliment. D'une main, je dégaine ma fronde — de l'autre, je pioche une roche. En deux tours trois mouvements, je la projette derrière moi.

Un rat, frappé par la roche, couine fortement et s'enfuit en boitant. Un petit bruit de poubelle ponctue une toute jeune résolument cachée derrière.


Une minute, deux minutes. Il bouge pas. Encore ! Toc ! Il bouge pas. Zut ! Il est dans la lune ? Encore ! Encore ! Encore ! 'Ah... plus de roche. Allez, grand Dragon, debout, debout... Une heure et demi. Je sens la poubelle pas fraîche mûrie au soleil. Sympa, l'expérience. Deux heure. Oh ! Une ouverture ! Il est aller faire quoi ? Je m'en fiche ! Vite vite, à petits pas muets, une porte poussée, oh, ohh... VICTOIRE !

Et sa surdité lui évite le bruit de l'urine du Dragon Solitaire contre le mur de la ruelle.

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